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Jurisprudence

🇨🇮Costa de Marfil
Ohadata J-06-68
Arrêt n° 898 du 25 juillet 2000, AFFAIRE:BANQUE 0F AFRICA (Me AGNES OUANGUI C/ BHCI & IGB (Mes KONE & KOUASSI) Cour d'Appel d'Abidjan Arrêt du 25/07/2000

Voies D'execution - Saisie-attribution De Creances - Saisie De Soldes De Comptes Entre Les Mains D'un Tiers - Tiers Detenteur Etablissement Bancaire - Obligation Du Tiers Detenteur - Declaration Du Tiers Saisi - Operations Anterieures Affectant Le Solde Des Comptes - Diminution Du Solde Des Comptes - Defaut De Paiement Par Le Tiers Saisi - Difficulte D'execution (oui) - Juridiction Competente - Competence De La Cour D'appel (non).

Une saisie-attribution a été pratiquée sur les comptes du débiteur entre les mains d'un tiers détenteur qui est un établissement bancaire. A la fin de la journée, le solde desdits comptes a changé du fait de l'imputation de retraits d'espèces effectués par le débiteur quelques instants avant la saisie. En référé, le tiers saisi est condamné à payer au créancier saisissant, majorée de dommages intérêts, la somme initialement déclarée mais qui n'est plus disponible. Il fait appel de cette décision en estimant que le juge des référés a tranché sur une question de fond échappant à sa compétence, en se prononçant sur sa responsabilité et en ordonnant le paiement des dommages et intérêts.

Pour la Cour d'appel, ce litige né du refus, par le tiers saisi, de payer au créancier saisissant la totalité de la somme qu'il avait lui-même déclaré détenir pour le compte du débiteur, est une difficulté d'exécution. C'est en effet au cours de la procédure d'exécution que le Président du tribunal, juridiction compétente, a rendu la décision querellée. Dans ces conditions, la Cour se déclare non compétente pour connaître en deuxième ressort d'une difficulté d'exécution.

Article 156 Aupsrve
Article 161 Aupsrve

Actualité récente

Table ronde de la Commission européenne, Bruxelles, 4 mai : vers un Code européen des affaires et un 28e régime

Une étude préparée par l'Association Henri Capitant met en évidence le potentiel de l'approche par le Code des affaires bien au-delà du seul droit des sociétés. Ses conclusions sont claires : le Marché unique européen fonctionne encore sans cadre unifié du droit des affaires, ce qui signifie que les entreprises sont confrontées à des régimes juridiques différents lorsqu'elles concluent des contrats B2B, des prêts, des opérations de sûretés et des mécanismes de garantie.

European Commission Round Table, Brussels, 4 May: Towards a European Business Code and a 28th Regime

A study prepared by the Association Henri Capitant highlights the potential of the Business Code approach well beyond company law. Its findings are clear: Europe's Single Market still operates without a unified business framework, meaning that companies face different legal regimes when entering into B2B contracts, loans, securities and guarantee arrangements.