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Jurisprudence

🇨🇮Côte d'Ivoire
Ohadata J-06-39
Arrêt n° 064/2005, Affaire : SANY Quincaillerie (Conseils : Maîtres NGADJADOUM Josué et COULIBALY Tiémogo, Avocats à la Cour) c/ SUBSAHARA SERVICES NC (Conseils : Maîtres Karim FADIKA et Mahoua FADIKA-DELAFOSSE, Avocats à la Cour). Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA) Arrêt du 22/12/2005

Ccja - Vente Commerciale Entre Professionnels - Interprétation De La Commune Volonté Des Parties - Volonté Commune Des Parties Mal Ou Non Exprimée (non) - Recours Aux Usages Ou Habitudes (non) - Volonté Manifeste D'une Partie De Ne Pas Se Lier - Violation De L'article 207 Alinéa 1er De L'acte Uniforme Portant Sur Le Droit Commercial Général : Non - Violation De L'article 210 De L'acte Uniforme Portant Sur Le Droit Commercial Général : Non

Au regard des dispositions de l'article 206, alinéa 1er de l'Acte uniforme portant sur le droit commercial général, le juge ne peut se livrer à l'interprétation des usages et des habitudes en application de l'article 207 du même Acte uniforme, que si l'intention des parties n'est pas ou est mal exprimée. En l'espèce, de façon manifeste, Subsahara Services inc. n'entendait pas être liée par la réponse à l'appel d'offres, d'autant que SANY Quincaillerie ne pouvait ignorer ces procédures d'appel d'offres dans le cadre desquelles elle s'était portée candidate à plusieurs reprises et avait ainsi remporté différents marchés.

En l'espèce, s'il est établi comme résultant de l'examen des pièces du dossier, que la lettre d'appel d'offres de Subsahara Services inc. est suffisamment précise du fait d'avoir désigné les marchandises, fixé la quantité et donné les indications permettant de déterminer le prix, elle n'indique pas en revanche, la volonté de son auteur d'être lié en cas d'acceptation, d'autant qu'il «se réserve le droit de ne pas donner suite ou de ne donner suite que partiellement à cet appel d'offres ». En statuant comme elle l'a fait, la Cour d'Appel de N'Djamena a exactement appliqué la loi.

Article 207 Audcg
Article 210 Audcg

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Dans un contexte de fragmentation normative et de concurrence accrue entre systèmes juridiques, la construction d'un véritable marché unifié ne peut se concevoir sans une unification du droit commercial, du droit des entreprises et des affaires. C'est dans cet esprit que vous êtes aujourd'hui invités à une rencontre autour du thème : One Market, One Law, Vers un Code européen des affaires.

Présentation de la série de capsules « OHADA en 10 » du Club OHADA Paris, consacrée au droit des sociétés dans l'espace OHADA

Cette capsule, dédiée à une problématique majeure de la vie des sociétés, aborde le thème : « La présence de l'État dans la société en droit OHADA : risque ou garantie ». Pour ce numéro, Yacoub BITOCHO, chercheur en droit public des affaires (économique) et rattaché au Centre Maurice Hauriou de l'Université Paris Cité, en propose une analyse approfondie.

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