preloader

Case Law

🇨🇮Ivory Coast
Ohadata J-06-130
Arrêt civil contradictoire n° 1111, AFFAIRE : TROPICAL (Me AGNES OUANGUI) C/ - OUEDRAOGO KARIM - PRNCI - SEGUI HILAIRE (Me JULES AVLESSI) Cour d'Appel d'Abidjan Judgment (Arrêt) of 12/12/2000

Recouvrement Des Creances Et Voies D'execution - Injonction De Payer - Saisie Mobiliere - Juridiction Competente - Delai De Grace - Competence Du Juge Des Referes (oui)

Un prêteur obtient contre son débiteur qui a interrompu ses règlements une ordonnance d'injonction de payer. Ayant relevé appel du jugement sur opposition à l'ordonnance qui l'a débouté, le débiteur demande un délai de grâce au Président de la Cour d'appel puis saisit le Président du Tribunal aux mêmes fins. Le créancier fait appel de l'ordonnance de référé accordant le délai de grâce, en concluant à l'incompétence du juge des référés, du fait de la saisine d'une juridiction supérieure.

La Cour d'appel l'a débouté au motif que la saisine du Premier Président de la Cour d'appel d'une demande de délai de grâce n'empêche pas la saisine de la juridiction compétente de la même demande au sens des articles 39 et 49 AUPSRVE, dans la mesure où le litige porte sur une mesure d'exécution forcée ; elle déclare que, dans ces conditions, c'est le Président du Tribunal saisi qui est compétent en la matière.

Article 39 Aupsrve
Article 49 Aupsrve

Recent news

L'affaire Commisimpex contre la République du Congo : l’association UNIDA s'engage

L'arbitrage international promet aux parties une décision fondée sur leur consentement et susceptible d'être exécutée au-delà des frontières. Dans les relations avec un État, il contribue ainsi à la prévisibilité des engagements. Mais cette promesse n'a de sens que si la justice rendue est indépendante et intègre, et si elle respecte les exigences de transparence qu'appelle la mobilisation de ressources publiques.

photo

Du Tchad au Burundi : quand le droit OHADA devient un modèle pour l'Afrique, la Caraïbe et l'Europe

Cet ouvrage arrive à un moment où l'Afrique cherche à affirmer sa place dans l'économie mondiale selon ses propres règles. Il réunit universitaires et praticiens autour d'une question centrale : comment le droit OHADA peut-il devenir un véritable levier de transformation économique, au Burundi comme dans l'ensemble de la sous-région ?