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Jurisprudence

 
Cour Commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA) • Arrêt du 05/02/2009

Ohadata J-10-59

Arrêt n° 002/2009, Audience publique du 05 février 2009, Pourvoi n° 105/2004/PC du 20 septembre 2004, Affaire : Héritiers de feu Mamadou DIABATE (Conseil : Maître Cheick Sidi Bekaye MANGARA, Avocat à la Cour) contre Monsieur Salah NIARE (Conseil : Maître Ladji DIAKITE, Avocat à la Cour).- Recueil de Jurisprudence n° 13, Janvier-Juin 2009, p. 38

Catégorie : SAISIE IMMOBILIÈRE

Mots clés :
VIOLATION DE L'ARTICLE 247 DE L'ACTE UNIFORME PORTANT ORGANISATION DES PROCÉDURES SIMPLIFIÉES DE RECOUVREMENT ET DES VOIES D'EXÉCUTION : REJET - VIOLATION DES ARTICLES 283 ET 287 DU MÊME ACTE UNIFORME : REJET

En l'espèce, la vente forcée poursuivie a été faite en exécution de l'arrêt n° 260 rendu le 28 juin 2000 par la Cour d'Appel de Bamako, lequel arrêt confirmait le jugement non rendu le 21 février 2000 par le Tribunal de Première Instance de la Commune V du District de Bamako arrêtant la créance de Salah NIARE sur les héritiers de feu Mamadou DIABATE, y compris les intérêts de droit liquidés à la date du jugement, à la somme de 135.715.834 FCFA ; ainsi et contrairement à ce que soutiennent les requérants, la vente forcée de l'immeuble a bien été poursuivie en vertu d'un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible ; en conséquence, en adjugeant l'immeuble, objet du titre foncier n° 3006 du District de Bamako, le Tribunal de Première Instance de la Commune V du District de Bamako n'a en rien violé les dispositions sus énoncées de l'article 247 susvisé ; il échet de déclarer le premier moyen non fondé et de le rejeter.

Contrairement à l'argumentaire des demandeurs au pourvoi, d'une part, les dispositions de l'article 283 de l'Acte uniforme sus indiqué, qui réglementent les enchères au cours de la vente, n'obligent nullement le Tribunal à adjuger l'immeuble au prix de la vente au seul créancier poursuivant, à l'exclusion d'autres acquéreurs éventuels ; d'autre part, l'article 287 du même Acte uniforme, qui offre à toute personne la faculté de surenchérir au moins au dixième du prix principal dans un délai de dix jours à compter de l'adjudication, n'interdit pas au créancier poursuivant de faire une enchère ou une surenchère au cours d'une procédure de vente forcée d'un immeuble ; au surplus, la surenchère de Monsieur Salah NIARE, créancier poursuivant, n'a pas été examinée par le jugement, objet du présent pourvoi, mais plutôt par le jugement n° 389 rendu, certes par le même tribunal, le 16 octobre 2008 ; de tout ce qui précède, il y a lieu de relever que le jugement attaqué n'a en rien violé les dispositions sus énoncées des articles 283 et 287 de l'Acte uniforme susvisé ; il échet également de déclarer le second moyen non fondé et de le rejeter