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12ème Concours international « Génies en Herbe OHADA » : Un événement porteur d'espoir dans un contexte de transition politique

Communiqué du Comité International Génies en Herbe OHADA (CIGHO)

Au-delà de sa réussite organisationnelle, la tenue du 12ème Concours « Génies en Herbe OHADA » (CGHO) dans la capitale tchadienne est le signe que tout ne s'est pas effondré au pays de Toumaï.

Après deux années d'incertitude, la 12ème édition du CGHO a eu lieu, du 13 au 18 septembre, à N'Djaména. Sur les 17 pays ayant annoncé leur participation, dix (10) ont effectivement pris part à la compétition dans la capitale tchadienne. Ce sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo (Brazzaville), la Côte d'Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le TOGO et le Tchad. Au rang des invités, le 12ème concours a également accueilli de nombreux hôtes de marque :

Dr Djimasnan N'DONINGAR, ancien vice-président de la Cour commune de Justice et d'Arbitrage (CCJA), Dr Karel Osiris Coffi DOGUE, directeur des études de l'Ecole régionale supérieure de la Magistrature (ERSUMA), Anne-Charlotte GROS, directrice générale de la Fondation pour le Droit continental, Dehghani-Azar HIRBOD, membre du Conseil national des Barreaux de France, Alexandre REYNAUD et William BRILLAT-CAPELLO, avocats au Cabinet Betto Perben Filhol Pradel, Stéphane MORTIER, représentant de l'Association pour l'unification du droit en Afrique (UNIDA), Matthieu GARDON-MOLLARD, conseiller du Secrétaire permanent de l'OHADA, pour ne citer que ces éminentes personnalités, ont rehaussé de leur présence la compétition.

Plus de 500 personnes au total, représentant plus de douze (12) nationalités, ont pris part aux différentes activités marquant la phase finale internationale de cette 12ème édition du concours ayant reçu un appui remarquable de la Communauté internationale. Les témoignages de satisfaction, jusqu'ici enregistrés, démontrent à n'en pas douter le succès retentissant de cet événement intervenu dans des contextes mondial et tchadien marqués par la pandémie et une transition politique sans précédent. Ce contexte sanitaire bien singulier, auquel s'ajoutent des réalités sociopolitiques internes plus que problématiques, fait de la 12ème édition du CGHO un événement porteur d'espoir pour le Tchad. Un pays qui revient de loin.

Organisation créatrice de droit et centrée sur les apprenants et les praticiens du droit, le 12ème CGHO a, de prime abord, joué un rôle immense dans la promotion et la vulgarisation du droit OHADA au Tchad. Il a, de toute évidence, suscité un fort engouement populaire et reçu un grand renfort médiatique ayant permis d'arracher l'adhésion du public tchadien, celle des étudiants et des acteurs judiciaires en particulier, sur l'importance du concours « Génies en Herbe OHADA ». La tenue de ce concours à N'Djaména témoigne de l'importance de la formation dans un pays où les établissements d'enseignement supérieur ne fonctionnent pas de manière optimale et où des cadres d'émulation intellectuelle sont encore insuffisants. Les étudiants juristes, toujours très nombreux à toutes les étapes de la compétition, ont été les plus grands bénéficiaires de l'événement. Au-delà du brassage culturel dont ils ont bénéficié, le concours a été pour eux, l'occasion unique de s'enrichir, au travers des épreuves du concours, des enseignements sur le droit OHADA et des merveilles des joutes oratoires.

Dans la même dynamique, l'organisation du 12ème Concours « Génies en Herbe OHADA » dans la capitale tchadienne a contribué à envoyer un message politique important dans un pays qui se trouve à la croisée des chemins. En effet, le 12ème CGHO reste de loin le premier plus grand événement international ayant reçu l'appui de la Communauté internationale depuis le début de la transition. A cet égard, sa célébration, dans un climat social totalement apaisé, est une véritable victoire pour ses organisateurs. Il y a encore quelques mois, qui pouvait croire que le Tchad allait se relever ! Dans ce contexte politique singulier où tout n'est pas rose, la tenue du concours est un signe encourageant, mais surtout important qui prouve que tout n'est pas perdu, tout ne s'est pas effondré au Tchad. Pour cette raison évidente, l'organisation de cet événement scientifique de haut niveau et d'initiative privée est porteuse d'espoir pour un peuple qui s'attèle, dans un élan de dialogue dit inclusif, à recoller les morceaux.

Le thème de la médiation, principale nouveauté de cette édition, abordé en marge du colloque international, est un bel exemple qui illustre qu'on peut faire les choses autrement ; qu'on peut s'arranger différemment en s'asseyant autour d'une table et discuter avec douceur, même si le niveau de conflictualité reste élevé sur le plan national.

La tenue du 12ème concours donne par ailleurs un signal important pour les investisseurs dans un contexte où l'autorité publique veut laisser plus de place à l'entreprise et au secteur privé. A cet égard, le concours vient appuyer la dynamique des pouvoirs publics, constamment épinglés par les opérateurs économiques, en faveur de l'amélioration du climat des affaires, un thème d'actualité au pays de Toumaï. Le Tchad, qui s'est concomitamment doté, en mars dernier, d'un Conseil présidentiel pour l'amélioration du climat des affaires (CPACAT) et d'un Observatoire du climat des affaires (OCAT), est plus que déterminé à assainir le climat des affaires. La tenue du concours, dont le colloque a porté sur la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et la médiation, coïncide bien avec cette volonté politique exprimée en faveur de l'ancrage de l'état de droit économique au Tchad.

Enfin, le 12ème Concours a été ponctué de visites de travail ayant permis d'échanger à bâtons rompus sur l'avenir de l'OHADA et la place du Tchad dans l'organisation. Le ministre tchadien de la Justice, Mahamat-Ahamad ALHABO, le Bâtonnier et Président du Conseil de l'Ordre des Avocats du Tchad, Me Laguerre Dionro DJERANDI, et le premier conseiller de l'Ambassade de France au Tchad, Gilles ROUSSEY, qui ont, tour à tour, accordé une audience au conseiller du Secrétaire permanent de l'OHADA et à la directrice générale de la Fondation pour le Droit continental, accompagnés des membres du Comité international Génies en Herbe OHADA et du Centre d'animation du droit OHADA au Tchad (CADOT), ont tous exprimé le vœu de voir le Tchad jouer un rôle de premier plan dans la nouvelle vision de l'institution. Ainsi, les principaux chantiers communautaires relatifs à la mise en place de l'école numérique et à la protection des données personnelles, à la conformité, à la réforme de l'arbitrage par la modélisation des contrats, gage d'une convergence entre le Common law et le Civil law, etc., ont été largement abordés et mis en perspectives. Ces approches nouvelles sont envisagées pour anticiper sur les conflits de normes prévisibles avec l'entrée en vigueur à venir de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Pour plus d'informations, veuillez contacter :

Narcisse DJIMBAYE
Project Manager du Concours
Email : ndjimbaye43@gmail.com

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