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Du Tchad au Burundi : quand le droit OHADA devient un modèle pour l'Afrique, la Caraïbe et l'Europe

  • 12/10/2026
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Remise de l'ouvrage « OHADA-Burundi : perspectives stratégiques et convergences juridiques » à M. Casimir NDOLOUM, magistrat tchadien et coordonnateur du CADOT

Il y a des remises d'ouvrage qui valent bien plus qu'un simple geste protocolaire. Celle de l'ouvrage collectif « OHADA-Burundi : perspectives stratégiques et convergences juridiques », dirigé par le Professeur Stéphane MORTIER et M. Anaclet NZOHABONAYO, à M. Casimir NDOLOUM, magistrat tchadien, Coordonnateur du Centre d'Animation du Droit OHADA au Tchad (CADOT) et l'un de ses contributeurs, en est une. Elle consacre un travail scientifique de haut niveau, mais aussi un engagement de longue date au service du droit des affaires africain.

Un livre à la croisée des chemins

Cet ouvrage arrive à un moment où l'Afrique cherche à affirmer sa place dans l'économie mondiale selon ses propres règles. Il réunit universitaires et praticiens autour d'une question centrale : comment le droit OHADA peut-il devenir un véritable levier de transformation économique, au Burundi comme dans l'ensemble de la sous-région ?

Les contributions croisent regards théoriques et expériences de terrain. Elles montrent que l'harmonisation du droit des affaires n'est pas une abstraction juridique, mais un outil concret, qui touche le quotidien de l'entrepreneur, de l'investisseur, du banquier et du juge.

L'OHADA, un modèle qui inspire bien au-delà de l'Afrique

C'est sans doute l'un des messages les plus forts de l'ouvrage : le droit OHADA n'est plus seulement un droit africain, c'est un modèle qui inspire.

Conçu par des Africains, pour des Africains, et fondé sur une initiative d'intégration juridique sans équivalent sur le continent, le système OHADA attire désormais l'attention bien au-delà de ses frontières. La Caraïbe, confrontée à des enjeux d'intégration régionale et de sécurité juridique, y trouve une source de réflexion. L'Europe, qui poursuit ses propres efforts d'harmonisation, observe avec intérêt la cohérence d'un droit uniforme appliqué dans de nombreux États. Quant à l'Afrique, elle y reconnaît la preuve qu'elle peut concevoir, adopter et faire vivre ses propres instruments juridiques.

Qu'un droit né sur le continent serve de référence dans la conception et la pratique du droit des affaires ailleurs dans le monde, c'est un renversement de perspective remarquable, et une fierté légitime.

L'authenticité, clé d'un climat des affaires assaini

Pourquoi le droit OHADA séduit-il ? Parce qu'il est authentique. Il est issu d'une volonté propre des États africains, et non d'un modèle importé. Cette authenticité nourrit sa légitimité, et elle se traduit en résultats concrets :

  • Sécurité juridique : des règles communes, claires et prévisibles, qui rassurent les investisseurs.
  • Lisibilité : un cadre uniforme qui simplifie la création et la vie des entreprises d'un État à l'autre.
  • Confiance : des mécanismes modernes, notamment en matière de sûretés, de procédures collectives et d'arbitrage, qui protègent les opérateurs.
  • Attractivité : un climat des affaires amélioré, condition de l'investissement et de la croissance.

Un droit qui répond aux réalités du terrain est un droit que l'on applique, auquel on croit et sur lequel on peut bâtir.

Une affirmation juridique de l'indépendance économique de l'Afrique

Au-delà de la technique juridique, l'OHADA porte un enjeu politique et symbolique de premier ordre. Il n'y a pas d'indépendance économique durable sans souveraineté juridique. En se dotant d'un droit commun des affaires, élaboré par ses propres institutions et enrichi par ses propres réformes, l'Afrique démontre sa capacité d'initiative et de réforme.

L'OHADA est ainsi une opportunité historique : celle d'affirmer, par le droit, une indépendance économique fondée sur l'authenticité, la maîtrise de ses règles et la confiance en ses propres institutions. C'est un message de fierté, mais aussi de responsabilité : faire vivre ce droit, le vulgariser, le faire appliquer.

Le Burundi, une dynamique au cœur de la CEEAC

L'ouvrage met un accent particulier sur le Burundi, État membre de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC). Un constat s'impose : tous les États membres de cette communauté appartiennent à l'espace OHADA. Cette convergence ouvre des perspectives inédites d'intégration et de cohérence normative en Afrique centrale.

Pour le Burundi, l'enjeu est double :

  • Pour les opérateurs économiques : un cadre juridique sûr et moderne, propice à l'épanouissement de l'entrepreneuriat, à la structuration des entreprises et à l'accès au financement.
  • Pour la croissance économique : un environnement plus attractif pour les investissements nationaux et étrangers, et une meilleure insertion dans les échanges régionaux.

Dans cette perspective, l'OHADA apparaît comme un outil de développement au sens plein du terme.

Casimir NDOLOUM : une passion constante au service de l'OHADA

Cette remise d'ouvrage est aussi l'occasion de saluer un parcours. Casimir NDOLOUM, magistrat tchadien, est Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bokoro, ancien Vice-président du Tribunal de Commerce de N'Djaména et Délégué du Tchad à l'Organe de règlement des différends de la ZLECAf. Il est aussi membre fondateur et Coordonnateur du CADOT.

À travers le CADOT, il œuvre sans relâche à la promotion et à la vulgarisation du droit OHADA, en direction des praticiens comme des universitaires. Cette constance dans la passion, qui conjugue rigueur du magistrat, pédagogie de l'enseignant et vision de l'intégrateur, fait de lui l'un des visages de cette communauté OHADA qui avance, forme et transmet.

Sa contribution à cet ouvrage en est le prolongement naturel : elle porte la voix du Tchad dans un dialogue scientifique réunissant plusieurs pays, et illustre ce que peut produire la coopération entre juristes d'horizons différents autour d'un même droit.

Pour aller plus loin

L'ouvrage « OHADA-Burundi : perspectives stratégiques et convergences juridiques » s'adresse aux magistrats, avocats, notaires, universitaires, chefs d'entreprise et décideurs publics qui souhaitent comprendre comment le droit OHADA peut accompagner la transformation économique de l'Afrique centrale et au-delà.

L'OHADA n'est pas seulement un droit à appliquer. C'est un projet à porter, et une fierté à partager.

Pour plus d'informations, vous pouvez contacter :

Casimir NDOLOUM
Tél. : +235 66 29 37 44 / +235 98 46 96 85
Email : ndoloumc@yahoo.fr

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