Droit des affaires et francophonie : un levier stratégique encore sous-estimé
La francophonie ne se résume pas à une communauté linguistique ou culturelle. Elle constitue aussi un véritable espace économique et juridique, au cœur duquel le droit des affaires joue un rôle déterminant.
À cet égard, l'action de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) mérite d'être appréciée non seulement sous l'angle culturel et politique, mais aussi à l'aune de sa capacité à promouvoir un environnement juridique propice au développement des entreprises dans l'ensemble du monde francophone.
Un point essentiel mérite d'être souligné :
- L'Afrique représente aujourd'hui près de 60 % des locuteurs francophones.
- Elle est donc au cœur de l'avenir économique de la francophonie.
Dans cette dynamique, l'espace juridique unifié OHADA occupe une place centrale.
Avec 17 États membres, plusieurs centaines de millions d'habitants et une reconnaissance internationale croissante, il constitue l'un des plus grands espaces juridiques intégrés au monde en matière de droit des affaires.
Ses apports sont concrets et structurants :
- Sécurisation des investissements
- Consolidation de l'État de droit
- Contribution à la prospérité et à la paix
- Renforcement de l'usage du français dans la vie des affaires et dans l'enseignement
Il est temps de reconnaître pleinement l'OHADA comme un pilier essentiel de la francophonie.
Formons le vœu que ce message soit entendu par les États lors du prochain Sommet de la Francophonie au Cambodge au second semestre 2026. Ce Sommet devra notamment se prononcer sur le mandat de son (sa) futur(e) secrétaire général(e), étant entendu, cela va sans dire, qu'il serait de bon sens que le choix des États se porte dorénavant en priorité sur un(e) ressortissant(e) d'un pays ouvertement et officiellement francophone, fier de l'être.