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Fil d'information Newspress  News Press Angela Merkel et Jean-Claude Juncker ont proposé la création d'un Fonds monétaire européen Gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne-10/03/2010 12:55:00 La chancelière fédérale Angela Merkel et le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ont proposé la création d'un Fonds monétaire européen pour faire face aux futures difficultés de paiement d'un pays de la zone euro. En même temps, ils ont réaffirmé souscrire tous deux aux critères du Pacte de stabilité. L'euro doit relever de sérieux défis, a déclaré Mme Merkel mardi midi à Luxembourg. Les partenaires de la zone euro, a-t-elle ajouté, portent maintenant la responsabilité commune d'assurer à la monnaie commune une stabilité nouvelle. La Grèce qui a des difficultés de paiement a « fait ses devoirs » dans un premier temps et reconquis ainsi une partie de la confiance qu'elle avait perdue. Il ne reste plus maintenant aux Grecs qu'à approuver les réformes de leur gouvernement. Plus de transparence Afin de veiller durablement à la stabilité de la monnaie commune, Mme Merkel et M. Juncker se sont déclarés en faveur d'une coordination plus étroite des politiques économiques et financières des pays de la zone euro. Le premier ministre luxembourgeois est également président de l'Eurogroupe, et l'Allemagne estime beaucoup le travail qu'il effectue dans ces fonctions, a déclaré Mme Merkel. Tous deux veulent tout d'abord que l'Office statistique des Communautés européennes (Eurostat) soit doté des moyens nécessaires pour fournir des analyses plus complètes des économies nationales et de leur situation budgétaire. Proposition de création d'un fonds monétaire commun Dans un deuxième temps, il est prévu de créer un Fonds monétaire européen. À ce sujet, Mme Merkel s'est montrée persuadée qu'« une région dotée d'une monnaie commune a besoin d'instruments qui lui permettent de réagir en cas de crise ». Les Européens pourraient alors agir de façon plus concertée également au sein du Fonds monétaire international (FMI). Le ministre fédéral des Finances Wolfgang Schäuble s'était déjà exprimé auparavant en faveur d'un fonds qui interviendrait en cas de crise et serait chargé d'organiser le soutien. Mme Merkel et M. Juncker ont bien précisé qu'un tel développement des traités européens ne devait en aucun cas saper les dispositions sévères du Pacte de stabilité. Il s'agit simplement selon Mme Merkel d'« affûter ses instruments ». Lutter contre les spéculateurs De concert avec les gouvernements français et grec, l'Allemagne et le Luxembourg veulent faire en sorte de réduire les spéculations des marchés financiers contre des pays de la zone euro. Une demande va être soumise par ces pays à la Commission européenne pour qu'elle prenne une initiative à ce sujet. Il faut encadrer la spéculation « sans pour autant supprimer l'instrument en tant que tel », a annoncé Mme Merkel. On songe à une directive européenne commune s'adressant à tous les États membres de l'UE, et pas uniquement à ceux de la zone euro. Dans le cas de la Grèce, la gestion de crise ne pourra cependant pas profiter de cette nouvelle réglementation future. D'éventuelles aides de l'institution en projet de même que les nouveaux dispositifs régulateurs en cas de crise représentent de toute façon le tout dernier recours. Sur ce point, tout le monde était bien d'accord à Luxembourg. M. Juncker a souligné que même la sécurité d'un Fonds monétaire européen commun n'était pas une invitation « à ne respecter qu'approximativement le Pacte de stabilité ». Après diverses visites de travail durant les années passées, cette visite constituait le premier déplacement officiel de la chancelière fédérale au Grand-Duché. Tout comme elle, M. Juncker a insisté sur les « excellentes relations » entre les deux pays en dépit d'occasionnelles divergences de vues sur des dossiers européens. davantage pour le bon voisinage : ainsi, les ministres des Transports ont été chargés d'examiner les possibilités d'améliorer les liaisons ferroviaires entre les deux pays. La coopération doit également devenir plus étroite dans les domaines de l'éducation et de la recherche, en particulier concernant les énergies renouvelables. Au programme de l'après-midi figuraient, pour finir, une audience auprès du Grand-Duc Henri et une visite à la Cour de justice européenne. |