Présentation de l'OHADA

Presentation-OHADA_Page_17.jpg L'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) a été créée par le Traité relatif à l'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique.

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Lancement des 6ème journées de l'OHADA, sous le thème : « Droit OHADA : solutions du recouvrement efficaces des créances ».

12/07/2018 10h54 • Lu 1250 foisImprimer

photoDepuis ce matin, se tient dans un réceptif hôtelier de la capitale guinéenne les sixièmes journées de l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), sous le thème : « Droit OHADA : solutions du recouvrement efficaces des créances ». Une initiative de la Commission nationale OHADA avec le soutien de l'Organisation internationale de la Francophonie. C'est le ministre d'Etat, ministre de la justice, Me Cheick Sako, qui a présidé la cérémonie d'ouverture.

Programmées sur trois jours, les assises qui seront meublées de formation et d'échanges, sur invitation de la Commission nationale OHADA, réunissent tous les acteurs intervenant dans le cadre du recouvrement des créances et des voies d'exécution forcées dans le but de tenter de juguler les difficultés d'interprétation et d'application de certaines dispositions du droit communautaire et de faciliter le traitement diligent des contentieux y afférents. Pour l'essentiel, les participants aux journées sont des magistrats, greffiers, huissiers de justice, notaires, enseignants-chercheurs, conseillers juridiques, etc.

Selon Pierre Lamah, le président de la Commission nationale OHADA Guinée, l'activité s'inscrit dans le cadre de la mission de « sensibilisation, de vulgarisation, d'aide à la formation et de suivi de l'application du droit OHADA dévolue » à son institution. En conséquence, il invite les participants à une bonne écoute et surtout à une participation des plus active aux débats pour que dit-il, « se bonifient en Guinée les pratiques juridiques et judiciaires du droit OHADA en vue de l'amélioration du climat des affaires, conditions cruciales pour le développement économique de notre pays ».

De son côté, le représentant de l'OIF en Guinée, André Abel Barry, a indiqué à l'occasion que l'OHADA est un « vecteur de la Francophonie économique et de développement du continent africain ainsi qu'un levier qui ne doit pas non plus gommer les réalités nationales mais les harmoniser ». Quant aux journées qui viennent de s'ouvrir, il suggère qu'elles soient l'occasion à saisir pour « vulgariser et s'approprier les actes uniformes relatifs d'une part aux procédures simplifiées de recouvrement et des voies d'exécution et d'autre part, aux procédures collectives d'apurement du passif ». En tout état de cause, il assure de l'attention que son institution réservera aux « conclusions » des journées. D'autant que conclut-il : « Je suis convaincu des enseignements bénéfiques pour mieux accompagner ce mécanisme juridique novateur ».

Enfin, le ministre de la Justice a fait part de sa joie pour la fois la régularité que connaît l'organisation des journées depuis 2011 et pour le soutien que l'initiative a toujours reçu de la part de l'OIF. Quant à la thématique au débat, il en partage la pertinence : « Il y a beaucoup de contentieux en Guinée qui finissent devant la cour commune d'arbitrage d'Abidjan. Il est important que les acteurs judiciaires guinéens, que la société économique guinéenne, que les banquiers guinéens puissent maitriser ce droit pour faire valoir simplement leur défense et leurs intérêts non seulement auprès des juridictions nationales, mais surtout devant la juridiction supra nationale qui est la cour commune de justice d'arbitrage d'Abidjan », dit-il.

Balla Yombouno
www.ledjely.com

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